Galerie des Modernes

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Antoine Bourdelle

sculpteur

  • Héraklès Archer, Deuxième étude dite Etude sans arc

Antoine Bourdelle

(Montauban, 1861 - Le Vésinet, 1929)

Héraklès Archer, Deuxième étude dite Etude sans arc, date du modèle 1906-1909 ; date de la fonte 1967

Epreuve authentique en bronze à patine vert nuancé 
faisant partie du tirage original posthume
Sculpture non numérotée fondue en 1967, antérieurement à l’obligation du 1er janvier 1968 de rendre la numérotation obligatoire.
Fonte à la cire perdue portant le cachet sur l’arrière à gauche A. VALSUANI CIRE PERDUE
Portant la signature monogramme de l’artiste en étoile sur le rocher à l’arrière
Marquée sur l’arrière © by Bourdelle
Hauteur : 39 cm                      Longueur : 58 cm                    Profondeur : 22 cm

 

Notre épreuve est répertoriée dans les archives du musée Bourdelle, Paris.
Monsieur Colin Lemoine, responsable des sculptures au musée Bourdelle, a confirmé la conformité de notre épreuve avec le plâtre original et le bronze (MB BR. 1238), tous deux conservés au musée Bourdelle.

Modèle crée entre 1906 et 1909, aucun bronze tiré du vivant de l’artiste.
Epreuve faisant partie du tirage original intégralement posthume limité à 10 épreuves.
7 épreuves authentiques en bronze fondues à ce jour.

Notre bronze fait partie des 3 premières épreuves en bronze, qui ont été fondues par Valsuani, à la demande du musée Bourdelle et de Madame Rhodia Dufet-Bourdelle (1911-2002) à partir de 1967 et au plus tard en 1981, date de fermeture de la fonderie Valsuani. 
Les archives du musée Bourdelle ne permettent pas d’identifier avec précision la date de fonte de notre bronze parmi les 3 premières épreuves fondues par Valsuani ; cependant l’absence de numérotation sur notre épreuve permet d’affirmer que la fonte est antérieure au 1er janvier 1968, date à laquelle la numérotation devient obligatoire (en application de l’art. 71-3°, annexe III du Code général des Impôts et du décret d’application n° 67-454 du 10 juin 1967 portant sur la loi 6610 du 6 janvier 1966).
Les 4 épreuves suivantes ont été fondues ultérieurement par Clémenti.
Le musée Bourdelle, Paris, possède dans ses collections une épreuve du même modèle, fonte Clémenti de 1982 (MB BR. 1238). 

Exposition :
Bourdelle Héraklès Archer Naissance d’une œuvre, musée Bourdelle, Paris, octobre 1992, une autre épreuve du même modèle présentée sous le n° 3

Bibliographie :
- Emile-Antoine Bourdelle par Ionel Jianou et Michel Dufet, Troisième édition avec le catalogue des sculptures complété et numéroté, Collection Les Grands Sculpteurs, Arted Editions d’art, Paris, 1984, Héraklès Archer Etude sans arc répertorié à la p. 104 sous le n° 392 (2 épreuves)
- Bourdelle Héraklès Archer Naissance d’une œuvre par Antoinette Le Normand-Romain, catalogue de l’exposition du musée Bourdelle, Editions Paris-Musées, 1992, une autre épreuve décrite à la p. 72 sous le n° 3 et reproduite à la p. 25, figure 15 

 

Verso de notre épreuve HERAKLES ARCHER, DEUXIEME ETUDE dite SANS ARC, 1906-1909 - 1967

Emile-Antoine BOURDELLE 
HERAKLES ARCHER, DEUXIEME ETUDE, 1906-1909 - 1982
Epreuve originale en bronze numéro 5 exécutée par Clémenti en 1982
Collection musée Bourdelle, Paris (MB BR. 1238)

Emile-Antoine BOURDELLE 
HERAKLES ARCHER
Modèle en terre
Epreuve photographique
Collection musée Bourdelle, Paris (MB PH 120)

L’Héraklès Archer est la sculpture la plus célèbre de Bourdelle.
L’idée de cette sculpture est née de la rencontre aux « samedis de Rodin » de Bourdelle et d’un officier de cavalerie, le Commandant Doyen-Parigot (1864-1916), qui accepta de poser nu vers 1909, pour réaliser Hercule – « Héraklès » - effectuant le 6ème de ses 12 travaux : « La chasse aux oiseaux carnivores du lac Stymphale ». 

Éliminant tout détail superflu (l’arc, les flèches, le carquois), Bourdelle parvient à donner à ce militaire et sportif accompli, une image spectaculaire du héros mythologique arc bouté sur son rocher. Il s’en dégage une grande puissance : le déploiement du corps et la tension des muscles exigés par le tir à l'arc mettent en valeur la musculature du modèle accomplissant deux efforts contraires, celui du bras tendant un arc et celui du pied prenant appui sur un rocher. Et afin d’accentuer le côté mi homme - mi dieu du sujet, Bourdelle traite les mains et les pieds tels de véritables « pattes de lion ». 

Bourdelle va modeler plusieurs études différentes de son archer : l’arc, le rocher et surtout le visage du héros évoluent au fil du temps. Le modèle avait demandé à ne pas être reconnu, et peu à peu, l’artiste en viendra à styliser de plus en plus la tête d’Hercule.
Notre épreuve qui est une des premières études conserve les traits du commandant, très reconnaissable à ses sourcils proéminents, sa moustache et son menton carré.

Dès 1909, un riche industriel, Gabriel Thomas, demande à Bourdelle une version unique en bronze de plus de deux mètres de haut. Mais l’Héraklès Archer rencontre un tel succès lors du Salon de la Société Nationale de 1910 que Bourdelle rompt l’accord avec Gabriel Thomas et en fait éditer plusieurs exemplaires. 
Charles Morice, dans le Mercure de France, parlera d'une « prodigieuse tentative de l'art vivant ». 
Des épreuves finales ou études intermédiaires figurent dans des musées prestigieux en France, tels que le Musée Bourdelle à Paris, le Musée des Beaux-Arts de Lyon, Le musée d’art moderne André Malraux au Havre et dans le monde (liste non exhaustive) :
• En Europe :  Stockholm au musée Waldemarsudde (bronze original de 1909); Rome à la Galerie nationale d'art moderne et contemporain (1909); Bruxelles aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique (1909) ; Anvers, au Musée de sculpture en plein air de Middelheim (1909); Prague au Palais Veletroní de la Galerie nationale de Prague (1923).
• En Afrique : Alger, au Musée des beaux-arts (1923).
• En Amérique : New York au Metropolitan Museum of Art (1909) ; Los Angeles, au Musée d'art du comté (1909).
• En Asie : Tokyo le Musée national de l'art occidental expose Héraclès archer (1909) en extérieur; Hakone au Musée en plein air.

Emile-Antoine BOURDELLE 
LE COMMANDANT DOYEN-PARIGOT DEBOUT DANS L’ATELIER, 1906
Contact d’après négatif sur verre Collection musée Bourdelle, Paris (MB PV 1889)

Emile-Antoine BOURDELLE 
LE COMMANDANT DOYEN-PARIGOT POSANT POUR L’HERACLES ARCHER, 1906
Contact d’après négatif sur verre Collection musée Bourdelle, Paris (MB PV 1891)

 

 

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