Galerie des Modernes

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Maximilien Luce

Impressionnisme, Pointillisme, Groupe des Vingt

  • Le berger observant Saint-Tropez et la mer

Maximilien Luce

(1858 - Paris - 1941)

Le berger observant Saint-Tropez et la mer, circa 1905-1906

Huile sur sa toile d’origine
Signée deux fois en bas à droite et en bas à gauche Luce
Contresignée deux fois au dos Luce
Située au dos sur le châssis St Tropez
Porte le timbre au dos sur le châssis « Collection Jean Bouin-Luce »
60 x 81 cm

Réalisée à Saint-Tropez sur la colline de la Citadelle circa 1905-1906

Provenance :

- Collection Jean Bouin-Luce

- Collection privée, par descendance

 

Exposition :

- La Provence Terre de Rencontres, Musée Regards de Provence, Marseille, du 25 octobre 2013 au 23 février 2014

 

Bibliographie :

- Maximilien Luce, Catalogue de l’œuvre peint, Tome II, par Jean-Bouin Luce et Denise Bazetoux, Editions JLB, Paris, 1986, décrit et reproduit à la p. 252 sous le n° 1012

- La Provence, terre de rencontres entre artistes et écrivains par Michel Bépoix, catalogue de l’exposition, Fondation Regards de Provence, Marseille, 2013, décrit à la p. 84 et reproduit en couleur à la p. 85 et en 4e de couverture

 

Des brumes de la Tamise au soleil de Saint-Tropez.

C’est à l’été 1892, que Maximilien LUCE se rendit pour la première fois à Saint-Tropez à l’invitation de son ami Paul SIGNAC (1863-1935).
Quelque temps avant, au printemps 1892, Camille PISSARRO (1830 - 1903) allant à Londres au mariage de son fils Lucien, proposa à LUCE de l’y accompagner. De retour d’Angleterre et séjournant à Saint-Tropez, LUCE, toujours passionné par l’étude de la lumière, ajouta à sa palette le soleil méditerranéen, grâce à sa découverte du midi. S’en suivirent de nombreux séjours dans le village de Saint-Tropez, qui inspirèrent à LUCE quelques très beaux tableaux parmi ses chefs-d’œuvre.
LUCE exposa au Salon des Indépendants de 1893 deux vues de Saint-Tropez.
C’est au Salon des Indépendants de 1905 que naquit le Fauvisme, avec notamment Henri MATISSE (1869–1954), Maurice de VLAMINCK (1876–1958) et André DERAIN (1880–1954).

LUCE ne fut pas imperméable à cette révolution picturale, et l’on peut noter dans Le berger observant la mer à Saint-Tropez, des libertés chromatiques notamment dans la palette parme et violine des moutons. A cette période, vers 1906, LUCE s’était déjà détaché du Pointillisme. Dans notre tableau, le traitement Néo-Impressionniste s’est assoupli. La touche picturale s’est adaptée en fonction du motif : plus floconneuse et lâche pour les moutons du premier plan, et plus fine et légère pour le traitement de la mer et du ciel au fond. L’artiste structura l’espace grâce à une composition rigoureuse bâtie sur la grande diagonale que dessine la colline de la Citadelle, contrebalancée par la ligne d’horizon de la mer. Le premier plan de la composition, présente le troupeau traité en léger contre-jour. Au second plan, le champ dans lequel est allongé le berger est inondé de soleil que traduisent des jaunes stridents mêlés de touches orangées. Le troisième plan, offre une vision poétique des hauteurs du village de Saint-Tropez, de la mer et des bateaux voguant au loin.

Jean-Bouin Luce (1920–1999?), de la collection duquel provient notre œuvre, était le petit neveu de Maximilien LUCE et le spécialiste et auteur du Catalogue Raisonné de l’artiste.

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