Galerie des Modernes

En | Fr

André Lanskoy

Cubisme, Abstraction, Ecole de Paris

  • Prolongée dans la Nuit

André Lanskoy

(Moscou, 1902- Paris, 1976)

Prolongée dans la Nuit, 1957

Huile sur toile 
Signée et datée en bas à droite LaNSKOY
Intitulée et datée au dos Prolongée / dans / la nuit / 57
60 x 73 cm

 

Provenance    : 
- Albert Loeb Gallery, New York, (étiquette au dos sur le châssis)
- Galerie Louis Carré & Co, Paris, (étiquette au dos sur le châssis)
- Collection privée, Paris

Bibliographie     : 
Sera inclus au Catalogue raisonné de l’Œuvre d’André Lanskoy actuellement en préparation par le Comité Lanskoy


Avis d’inclusion au Catalogue Raisonné de l’Œuvre d’André Lanskoy signé par Michel Népomiastchy pour le Comité Lanskoy, en date du 19 mars 2021

« La couleur joue un rôle déterminant. Ce n’est, pourtant, qu’un peu plus tard et précisément lorsqu’il travaillera sur « fond noir », que Lanskoy semble développer un sens russe de la couleur, celui qui constitue l’héritage de l’art et de la culture artistique russe populaire et religieuse. Les contrastes des grandes compositions courbes figuratives des années 1938-1940, de toute la palette franche et vive qu’il utilise et qu’il met en relation avec un noir qui encre la lumière à l’intérieur même du tableau. La palette de Lanskoy rappelle, à ce moment-là, la profondeur des contrastes colorés chers à la Russie et à ses traditions séculaires, inscrites dans les arts populaires ou religieux, qui connaissent par ailleurs, dans le cadre de l’émigration, un renouveau inespéré. Une telle utilisation de la couleur trahit la quête la plus savoureuse que connaît l’art de la peinture : la lumière. À partir de cette date, Lanskoy ne cessera plus de mettre son unique sujet – la peinture – en lumière, revenant à un « bidimensionnalité » que Jean-Claude Marcadé souligne et met en relation avec la modernité russe et l’art de l’icône. La distribution de la lumière, que le papier soit blanc et qu’il faille creuser les ombres, ou sombre et qu’il faille extraire la lumière, il maîtrisera ces procédés jusqu’au bout et jusqu’à l’art de la mosaïque qu’il pratiquera pour les mosaïques de Ravenne commencée en 1973, trois ans avant de disparaître. »
Charlotte Waligora, André Lanskoy : De Saint-Pétersbourg à « Byzance » – Pour un autre spirituel dans l’art, article édité par le MAM de Villeneuve d’Ascq à l’occasion de l’exposition André Lanskoy, 2011.

en savoir plus