Galerie des Modernes

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Jean-Michel Atlan

Abstraction, CoBrA

  • Sans titre

Jean-Michel Atlan

(Constantine, 1913 – Paris, 1960)

Sans titre, 1959

Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite Atlan 59
Contresignée et datée au dos sur le châssis ATLAN 59
81 x 54 cm

Provenance :
Collection privée, France

Exposition :
Atlan, Galerie Henry Bing, Paris, novembre 1959
    
Bibliographie :
- Revue Aujourd’hui, n° 24, Paris, décembre 1959, reproduit
- Atlan Catalogue raisonné de l’œuvre complet par Jacques Polieri, éditions Gallimard, Paris, 1996, décrit et reproduit p. 367 sous le n° 733

Autodidacte, inclassable, venu à la peinture sur le tard, ni figuratif, ni tout à fait abstrait, Atlan, par l’extrême singularité de son Art, exerce une influence prépondérante sur les peintres qui le côtoient. Son langage, proche d’un expressionnisme abstrait et primitif, le rapproche du groupe CoBrA.

Ses compositions sont construites au moyen de lignes sinueuses noires très marquées entourant des champs tantôt pastels tantôt sourds rappelant des associations organiques et végétales. Ces cernes épais et charbonneux font naître le rythme ; ils encerclent des formes élémentaires courbes ou agressives d’où jaillissent les plans du tableau. Atlan harmonise rythmes, couleurs et matières pour créer un univers pictural puissant et personnel. Son travail se fait sur les profondeurs de l’inconscient collectif, sur la symbolique des signes magiques.

« Les formes qui nous paraissent aujourd’hui les plus valables, tant par leur organisation plastique que par leur intensité expressive, ne sont à proprement parler ni abstraites ni figuratives. Elles participent précisément à ces puissances cosmiques de la métamorphose où se situe la véritable aventure. (D’où surgissent des formes qui sont elles-mêmes et autre chose qu’elles-mêmes, oiseaux et cactus, abstraction et nouvelle figuration.) » Jean-Michel Atlan
« Une forme m’intéresse seulement quand elle vit (ou alors quand j’ai réussi à la faire vivre) et alors elle n’est plus abstraite : elle est vivante ! » Jean-Michel Atlan.

 

Considéré dès les années 50 comme l’un des représentants les plus importants de la « Nouvelle École de Paris », Atlan jouit d’une forte reconnaissance en France comme au Japon, mais également en Angleterre et aux USA. 
En 1950, Atlan est invité par la revue CoBrA à exprimer son point de vue sur l’art contemporain. En 1956, il expose à la galerie Bing, sa première exposition solo à Paris depuis 1947.
1959 est pour ATLAN une année d’intense production.
Jean Michel Atlan décède dans son atelier parisien le 12 février 1960 des suites d’un cancer foudroyant.
De nombreux musées en France et à l’étranger acquièrent ses tableaux, dont la Tate Gallery, Londres et le Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris.
Il a déjà été rendu hommage à Jean-Michel Atlan en 1963 par une rétrospective au Musée National d’Art Moderne, Paris. En 2008, à l’occasion de l’exposition de la dation Atlan, l’artiste bénéficie d’une salle au Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris. 

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