Galerie des Modernes

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André Lhote

Groupe de Puteaux, Section d'Or, Cubisme

  • La Partie de Plaisir

André Lhote

(Bordeaux, 1885 – Paris, 1962)

La Partie de Plaisir, Circa 1910

Lavis d’encre au pinceau sur fonds de mine de plomb sur papier
Signé en bas à droite 
A. LHOTE
24,8 x 30,6 cm 

Certificat d'authenticité de Dominique Bermann-Martin, fait à Paris le 

 

Etude pour le chef-d'oeuvre de Lhote intitulé La Partie de Plaisir peint en 1910-1911

André Lhote, La Partie de Plaisir, 1910-1911, huile sur toile, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (Inv. AMVP 1777)

 

Notre dessin est une étude pour un des chefs-d’œuvre de Lhote intitulé La Partie de Plaisir, peint en 1910-1911, puis exposé au Salon des Indépendants de 1911. Cette œuvre fait partie des collections permanentes du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

Pour réaliser cette vaste composition, Lhote réalisa plusieurs études préparatoires, notre dessin au lavis est l’une des premières. Il existe notamment cette aquarelle intermédiaire entre notre dessin et la version finale.

André LHOTE - Etude pour La Partie de Plaisir, 1910-1911, aquarelle sur papier - Collection privée

André Lhote commenta : « Ma Partie de Plaisir marche, c’est la première fois qu’il m’est donné de réfléchir avant de peindre. Ma composition a subi par 9 fois des modifications. Elle est maintenant réglée d’une façon absolue. Elle ne peut plus être autre chose. Je crois que je suis arrivé à une mesure qui manquait à mes dernières recherches. Et j’y suis moi-même entièrement ; je n’admettrai aucune influence moderne. Je pense seulement à Signorelli, précurseur du Cubisme, et à David, héritier des Grecs. » 

Claude Debussy, écrivait à propos de ces compositions dans Schéhérazade du 15 septembre 1910 : « Ce sont des femmes, sur le lac, dans une barque doublée de soie. C’est La Partie de Plaisir.

Ce chant que nous entendions, pareil à un palais d’or et de rose entre les saules du bord de l’eau, pareil à une femme qui lève sa coupe vaine avec des larmes de gloire, pareil au visage le plus passionné qui se cache, à l’avant de la barque, dans des manches de brocart, c’est le chant de Marthe et de Madeleine : je reconnais la voix des deux filles frivoles… »

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