Galerie des Modernes

En | Fr

André Derain

Fauvisme, Art Moderne

(Chatou, 1880- Garches, 1954)

André Derain est né le 10 juin 1880 à Chatou en Ile de France (Yvelines) de parents crémiers qui ne s'opposent pas à sa vocation de peintre. Il peint ses premiers tableaux à 15 ans et entre à l'Académie Camillo en 1898 ou il a étudié avec Eugène Carrière.
 
En 1900, il rencontre Henri Matisse en copiant des tableaux au Louvre et se lie immédiatement d'amitié avec lui. Dans la même année, il partage un studio avec Maurice de Vlaminck et commence à peindre des paysages. En 1901, il découvre l'art de Vincent Van Gogh, lequel l'influencera énormément dans la suite de sa carrière. Sans oublier bien-sûr l'influence des Néo-impressionnistes et surtout de Paul Cézanne. Mais c'est en 1905 que son style s'affirme vraiment et qu'il commence dès lors à se faire connaître du grand public avec des tableaux aux couleurs vives, au dessin simplifié et à la composition claire. La même année, il expose au Salon des Indépendants, puis au Salon d’automne, dans la salle dite "la cage aux fauves". Il devient alors avec Matisse, le plus grand représentant du fauvisme mais vers 1906, il est cette fois influencé par l'oeuvre de Paul Gauguin et les couleurs de ses tableaux deviennent moins vives et éclatantes. En 1909, Derain illustre le premier livre de poésie de Guillaume Apollinaire intitulé L'Enchanteur pourrissant, et une collection de poèmes de Max Jacob en 1912.
 
De 1907 à 1910, il fréquente les artistes du Bateau-Lavoir: Braque, Apollinaire, Van Dongen, Max Jacob et surtout Pablo Picasso dont il subira l'influence, allant même jusqu'à expérimenter le pré-cubisme (simplification et géométrisation des formes), il s'essayera même à la sculpture. Mais dès 1911, il revient à une facture plus traditionnelle en ayant recours à la perspective et au clair-obscur, en référence aux maîtres anciens. Après la guerre, il travaille avec Diaghilev et les Ballets russes à la création de nombreux décors et costumes pour la pièce la Boutique fantasque (1919). En 1928, il reçoit le Prix Carnegie et commence à exposer dans le monde entier: A Londres, Berlin, Francfort, Düsseldorf, New York et Cincinnati. Puis arrive la seconde guerre mondiale ou il fait la malheureuse erreur d'accepter une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, ce qui lui a valu d'être traité de collaborateur et d'être une personne non-grata après la Libération. D'ailleurs, à la suite de la guerre, il ne présente plus ses oeuvres au public.
 
Il décède le 8 septembre 1954 des suites d'un accident de voiture à Garches dans sa demeure de Chambourcy (Hauts-de-Seine). Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), est visible au musée d'art moderne de Troyes.

en savoir plus

Œuvre(s)